Quid de l’immortalité d’un point de vue social ?

L‘immortalité pose de nombreux doutes, notamment éthiques. Mais pas seulement…

L’immortalité met en évidence un problème social. En effet, ceux qui auront de l’argent pourront sans doute y avoir plus facilement accès. Ce phénomène est d’ailleurs déjà vérifiable. Il suffit de constater le nombre de projets financés par des milliardaires. En fait, il est fort probable que l’immortalité soit réservée à une élite.

Alors la mort dont l’obsolescence est programmée ne sera donc pas pour tout le monde. Voici un tour d’horizon des projets lancés par des milliardaires à travers le monde.

Transfert du cerveau dans un corps synthétique

Et si finalement tout notre caractère, nos souvenirs, notre identité résidaient dans le cerveau, seule partie capable de penser et de gérer l’intégralité de l’organisme ? Alors, si tel est le cas, il suffirait de conserver notre cerveau, et de le transférer dans un corps synthétique qui ne souffrirait plus d’aucunes maladies ou de vieillesse.

Cryogénie

La cryogénie n’est pas une activité donnée à tout le monde. En effet, on estime son coût entre 12 000 $ et 200 000 $. Aux Etats-Unis, c’est la fondation Alcor qui s’est déjà emparée du marché.

La cryogénie est sans doute le procédé le plus connu dans le monde. Mais il ne garantit pas l’immortalité. Elle est plus une promesse d’une immortalité future, quand l’être humain aura appris à guérir du cancer ou de la vieillesse.

Le projet Avatar 2045

C’est le milliardaire russe Dmitry Itskov qui est à l’origine du projet Avatar 2045. Si ce dernier est très préoccupé par sa santé, c’est parce qu’il est persuadé qu’en 2045, il atteindra l’immortalité. Le projet Avatar 2045 consiste à créer un avatar holographique, copie conforme d’une personne décédée. Seront alors transférer les informations du cerveau dans cet hologramme.

Les androïdes

À l’image de Bina48 ou de Sophia, ces androïdes sont les porte-paroles d’une nouvelle espèce : l’Intelligence Artificielle.

Ce qui est intéressant dans le transhumanisme ou l’ « androïsme », c’est leur capacité à nous laisser envisager un monde remplis de robots destinés à nous remplacer à terme. Ils se jouent donc de notre obsolescence terrestre pour afficher leur immortalité. Qu’importe si nous vivons mille ans, les robots pourraient aller au-delà par un simple transfert de leur capacité. Le problème est donc de combiner le sentiment à l’intelligence.

La modification de notre génétique

Puisque nous sommes destinés à mourir ou que certains gènes seraient même responsables de l’apparition de maladies, nous pouvons conclure qu’une modification de notre séquence ADN nous permettrait de lutter contre des maladies liées à la vieillesse et même contre la mort.

Cependant, cela pose un problème d’éthique comme nous l’avons remarqué lors de l’annonce de la naissance de bébés génétiquement modifiés en Chine.

Un problème d’éthique et de social dominant

Devenir immortel, bien que cela reste un rêve que partage l’humanité, ne serait pas accessible au simple mortel. D’un côté éthique, des questions se posent : doit-on envisager un contrôle et un encadrement juridiques des procédés liés au transhumanisme ou à la modification génétique, en prenant en compte les risques et en tirant les conséquences de cette recherche de l’immortalité afin d’éviter les excès ?

Mais tout comme la chirurgie esthétique et dans certains pays l’accès aux soins, l’immortalité ne sera pas à la portée de tous, malgré une démocratisation à attendre.

À titre d’exemple, nous pouvons citer la cryogénisation mise en place aux Etats-Unis.  Kim Suozzi, atteinte d’une tumeur au cerveau, a lancé une campagne de crowdfunding pour financer la cryogénisation de sa tête (seulement de sa tête) pour la valeur de 80 000 $.

Certaines assurances-vie proposent déjà le versement de leurs fonds pour de la cryogénisation. Car là où il y a de la demande, l’offre peut augmenter ses tarifs, même avec une vulgarisation des procédés pour que nous restions éternels.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *